PRESENTATION HISTORIQUE

ATEMI MONT D’OR est une association loi 1901 créée à l’automne 1993 sous le prime vocable de SHAOLIN MONT D’OR (l’école japonaise de Kenji TOKITSU) par un groupe de passionnés de karaté et plus généralement, des arts martiaux d’Extrême Orient. A l’époque, les cours avaient lieu au domicile de JC Guillot, à St Germain au Mont d’or, dans un sous sol de 20 m2. En 1994, le groupe passa de 5 à 26, puis à près de 50 en 1995 ; il dut évoluer vers une surface de pratique plus adaptée  C’est ainsi que fut investi à l’automne 1995 le vieil atelier de menuiserie de la rue du Lavoir, qui  fut sommairement aménagé par les élèves eux-mêmes. Depuis, cette association a toujours rassemblé une moyenne de 85 adhérents par saison, atteignant les 110 en 2012 jusqu’à atteindre 135 adhérents en 2015-2016.

Plusieurs sections de niveau furent mises en place dans toutes les disciplines, permettant aux adhérents d’aménager leurs horaires de pratique selon leur disponibilité et une cotisation forfaitaire donnant accès à tous les cours de toutes les disciplines autant de fois qu’ils le souhaitent. En 1998, l’association toujours inscrite dans la mouvance de Kenji TOKITSU, se rebaptise à la demande de la FFKDA qu’elle réintègre, SHORIN MONT D’ OR au lieu de Shaolin Mont d’Or, nom chinois employé jusqu’ici. Le club est affilié à la ligue du lyonnais. Six enseignants dont cinq DIFE et un BEES 1, tous formés au club, assurent actuellement les cours, avec de fortes sections Taichi Chuan  adultes, boxes chinoises  enfants et pré ados, et groupes de recherche en art martial interne adultes (Yi Chuan). En 2002, dès la création de la nouvelle « Académie internationale « TOKITSU RYU », le club prend le nom de TOKITSU RYU MONT D’ OR , s’affiliant parallèlement à la FFTCCG (fédération de Qi Gong et de taïchi chuan).

En avril 2009, après un retour agité de l’Académie dans le giron de la FFKDA, le bureau décide lors d’une assemblée générale extraordinaire de renommer le dojo « ATEMI MONT D’OR », soit « Arts,Techniques, Energétiques et Martiales Internes », dans but d’adopter définitivement un profil résolument indépendant et autonome. Ce profil s’allie également à une volonté de s’orienter vers une pratique exclusivement sinisante et de remonter à la source de la tradition. A l’automne 2009, le conseil des anciens du club décide à l’unanimité de quitter l’école Tokitsu ryu, suite à de trop fréquents différents identitaires, fédératifs, organisationnels, pédagogiques, et relationnels avec le fondateur.

Au printemps 2010, Atemi intègre officiellement l’école Taïwanaise CHENG MING de réputation mondiale, grâce à l’amitié entre JC Guillot et Paolo MAGAGNATO, (www.chengmingeurope.eu) devenu après 20 ans dans l’académie Tokitsu ryu en Italie, référent européen officiel de Cheng Ming , l’école Taïwanaise des Maitres feu WANG SHU JIN et WANG FU LAI , célèbre école d’arts martiaux internes traditionnels chinois.

Deux voyages successifs en Chine à l’été 2009 et 2010 permettent à Atemi de consolider ses liens avec l’école de Da Cheng chuan de Maitre WANG SHANG WEN, de Datong ; disciple de maitre Wang Xiang Jie, lui même disciple de Wang Xiang zai, fondateur du Da Cheng chuan.

Par ailleurs, ATEMI se lie à la même époque, avec le centre artistique et littéraire des arts martiaux (Calam) en Auvergne, dirigés par Christian et Michèle RIBERT, disciples de maître Wang Xiang Jie, disciple du fondateur du Da Cheng chuan, Wang Xiang Zai. Une étroite collaboration s’est désormais instituée entre Atemi et Calam, au travers de retraites suivies en Auvergne par plusieurs enseignants, et la venue régulière dans les Mont d ‘Or de Christian et Michèle.Ribert.

Lors de l’été 2015, le local de la rue du Lavoir est racheté par JC et F Guillot, qui créent la SCI SCENERGIE, dorénavant propriétaire du dojo, qui sera totalement rénové, agrandi et mis aux normes pour offrir à la rentrée 2015 une aire de pratique plus attractive et conviviale.

En 2017, ATEMI intègre la FEKAMT qui acceptera de valider tous les grades précédemment attribués par la FFKDA, pour les enseignants et les plus anciens élèves.

1-Nos valeurs

A.T.E.M.I ( Arts, Techniques Energétiques Martiales Internes) est une association sous loi 1901 dont l’origine remonte à 1993. Enregistrée à la préfecture du Rhône sous le n° W691074314 et n° Siret 522 614 361 00015)

Nous avons été de 1993 à 2009 une école de karaté-do d’obédience culturelle japonaise. Nous sommes depuis 2009 devenus une école d’Arts martiaux  traditionnels chinois. Nous sommes maintenant affiliés à Cheng Ming International, (en tant que représentant français), école d’arts martiaux traditionnelle interne taïwanaise mondialement connue, reconnue et respectée, structurée et présente sur quatre continents.(www.wangfulai) (www.chengmingeurope.eu)

Atemi est avant tout un centre de ressourcement et de recherche d‘efficience en toute circonstance. La quête du bien être, de la détente et de l’harmonie corps-esprit constitue notre credo, par le biais du Qi- gong Yang Sheng et du Tai chi chuan,  pour certains de nos élèves, selon une première strate de pratique sans connotation « auto défense ». L’auto défense et l’approche du combat, selon une strate ultérieure de pratique, basées sur la structure énergétique du Yang sheng et du Tai chi, ne sont pour nous que des instruments d’études de nos potentialités, ainsi qu’un apprentissage de notre introspection sur nos mécanismes Internes et neuronaux. L’art martial constitue aussi pour nous un moyen de conserver une condition physique articulaire, vertébrale acceptables, ce jusqu’à un âge avancé, afin rester le plus efficace possible dans la pratique, mais aussi dans toutes la gamme des situations  conflictuelles aléatoires possibles  que nous impose le cheminement  de nos vies. Nous considérons ainsi que celui qui peut le plus en dominant un agresseur, peut le moins lors d’une tension de moindre dangerosité.Notre outil est l’art du combat, mais notre objectif est l’harmonie, le but des arts martiaux ne consistant pas à exalter la violence, mais bien au contraire à  réduire les occasions de conflits et de maintenir ou ramener la paix sociale et la concorde. Le terme chinois « Wushu » (art martial)  est composé de deux caractère, wu, ou « martial », et shu «  art ». Le caractère wu est lui même composé de deux parties : « gé », qui est le nom donné à une lance longue, et « zhi » qui signifie « arrêter la lance». Le wushu, c’est donc «arrêter la lance»  autrement dit, arrêter la guerre. Nous pratiquons, modestement, afin d’optimiser  au mieux nos potentialités et notre existence, afin de vivre nos actes en pleine conscience. Aucune notion de compétition ne prend place dans notre école. Notre approche n’est donc pas limitée au seul combat et à l’auto défense. L’enseignement dispensé par Atemi Mont d’Or excluant toute forme de mysticisme confessionnel ou métaphysique,  s’efforce  d’adapter nos outils pédagogiques d’ordre culturel sinisant à la conscience de notre 21e siècle occidental, selon une terminologie accessible à tous.

2- Historique de Cheng Ming

Cheng Ming signifie en mandarin, « sincère et lumineux». Tel était le surnom de Maître Wang Shujin, son fondateur. Ce vocable définissait un être ouvert et honnête, sans arrière–pensées, objectif qu’il eut toujours le désir de répandre sur la planète, par le biais du principe de ZHONG NAN MEN PAI (le système Cheng Ming). Zhongnan menpai : école de Zhongnan. (中南门派)Zhongnanshan est un massif montagneux ayant abrité (et qui abrite encore) de nombreux ermites taoïstes. C’est également un haut lieu d’implantation du bouddhisme en Chine car proche de Xi’an, l’ancienne capitale de la dynastie Tang (qui s’appelait Chang’an à l’époque). On dit parfois que le Xingyiquan est originaire de Zhongnanshan car c’est ici que Ji longfeng aurait découvert un manuel sur lequel il aurait élaboré sa boxe… . Ce système mis au point par le Grand maitre Wang Shujin, Zhong Nan Men Pai, offre une étude méthodique et progressive des arts martiaux internes chinois. Les disciplines étudiées sont toujours liés les unes aux autres :  Qi Gong, Tai Ji Quan, Xing Yi Quan, Ba gua zhang, Armes traditionnelles, Méditation. L’enseignement en est subdivisé  en trois phases,  communes à tous les élèves :   
1-L’étude du  bien-être et de la croissance interne  en tant que substrat de la méthode, axée sur le développement de l’individu, la posture et la perception du corps. Cette partie de la pratique se concentre sur le Qigong, le Taijiquan et la méditation.  
2-La transmission de la tradition martiale chinoise.
Les étudiants intéressés par cet aspect martial trouvent dans ce niveau d’apprentissage une approche plus pragmatique conçue pour enseigner les applications tui-shou et du Taijiquan en vue de la pratique du combat et de l‘autodéfense. Grâce au Xing yi quan et au Baguazhang, s’ajoute  l’étude de l’émission d’une force élastique interne (fa-jing) et de la résistance en spirale. L’apprentissage des armes traditionnelles complète l’étude pour les praticiens avancés.  
3-Approche du combat et de l’ auto-défense. 
Les praticiens avancés peuvent, en parallèle à l’étude des formes traditionnelles, faire l’expérience plus directe des techniques de combat à mains nues,  mais toujours dans l’esprit de l’étude, d’échange mutuel, d’entraide et d’amitié qui caractérisant cette école.

3- Tradition et recherche

CHENG MING offre des connaissances au travers de formes classiques, voire, historiques,  tout d’abord destinées à stimuler la perception corporelle de l’adepte. Les  formes utilisées pour la transmission de l’art martial constituent un grimoire complet cristallisant le geste selon un fidèle modèle d’étude technique, transmis de génération en génération comme un trésor inscrit dans le corps des anciens. Le paramètre de cette gestuelle traditionnelle de l’école demeure ainsi inchangé, de génération en génération, permettant à l’élève d’être en mesure de disséquer pleinement le potentiel inhérent au geste, à travers moult  exercices énergiques. Le contact visuel et physique avec l’enseignant et ses explications révèlent ce qui se voit, mais aussi suggèrent ce qui se voit moins, ou pas, qu’il est toutefois essentiel de ressentir pour rendre efficace ce geste.   
Les  formes constituent alors le point de départ d’une étude ne se limitant plus seulement à la forme elle – même, mais qui entreprend un profond travail auto-introspectif visant à intégrer, à force de gammes répétées avec respect, foi et attention, les subtilités et les secrets occultés dans les replis des différentes séquences . Forme et  fond doivent alors se juxtaposer  progressivement tout en maintenant  un dosage équilibré. La progression dans la connaissance continue grâce à l’analyse des données relatives à la poussée des mains, 推手 tui-shou, constitutives des séquences du tai ji quan. Enfin, des groupes de préparation au combat libre à mains nues avec ou sans gants et casques de protection permettent d’aborder un aspect encore plus réaliste d’une confrontation.

4- Le maitre fondateur

Wang Shu jin est né en 1904 dans la province du Hebei en Chine. 
Il vécut à  la campagne dans la ferme familiale jusqu’à l’âge de 14 ans. Déterminé à découvrir le monde, il  entreprit un voyage qui le conduisit à Tianjin, où il obtint un emploi dans une entreprise de transport international. Le jeune Wang Shu jin était un  homme de grande taille, doté d’une force physique hors du commun. Très intéressé par la  philosophie religieuse et les arts martiaux, peu de temps après son arrivée à Tianjin, il entra par hasard en contact avec l’un des élèves du cycle supérieur du célèbre professeur Zhang Zhao Dong. En 1923, à l’âge de 18 ans, il devint ainsi un des étudiants de Zhang Zhao Dong ,qui entreprit de lui enseigner Xing Yi Quan et Ba gua zhang. En 1934, il étudia un an durant, les différentes techniques de posture zhan zhuang sous la direction de Maître Wang Xiang Zhai (1886-1963), frère de Zhang Zhao Dong et fondateur de « Yi Quan « , la discipline aussi connue sous le nom de Da cheng quan
Pendant toute cette année 1939, il entreprit également d’approfondir le Ba gua zhang et fut également formé par Xiao Haibo, professeur âgé de quatre vingt – dix ans et associé principal de son professeur Zhang Zhao Dong. Wang Shujin étudia également  Il lian quan ( « la boxe des quatre chaînes »), très semblable au style Taijiquan. 
Avec sa victoire lors de la guerre civile en Chine, le nouveau régime communiste décida unilatéralement de supprimer religion, littérature, philosophie, peinture-calligraphie et arts martiaux. Wang Shujin, fut ainsi persécuté, lui qui avait fait l’erreur d’être à la fois une figure de premier plan dans les arts martiaux et de la philosophie religieuse de « Yi Guan Dao (一貫道« Unity Street»).Ce courant de pensée synthétisait les enseignements religieux du  taoïsme, du bouddhisme et du confucianisme. Il fut donc contraint de se cacher, puis de fuir, enfin, d’émigrer. La nouvelle patrie pour les refugiés chinois devint naturellement l’île de Taiwan laquelle entretenait soigneusement de longue date le fil de soie authentique de la subtile culture chinoise, favorisant également le  développement et la pratique des arts martiaux. 
Wang Shu Jin Wang arriva à Taiwan en 1948 où il a se lança dans le commerce du riz, dans un petit village de pêcheurs. Il entreprit bientôt d’enseigner les arts martiaux. Très vite, autour de lui s’agrégeât un nombre croissant d’étudiants. Plusieurs années plus tard, il  déménageât à  Taipei, où il ouvrit une entreprise de négoce de riz. Sa renommée se répandit bientôt sur toute l’ile, où il était très demandé. En 1952, il déménageât à Taichung où il poursuivit l’enseignement des  arts martiaux. Il fut maintes fois défié par d’autres artistes martiaux, qui voulurent ainsi tester ses capacités. Ces rencontres revêtaient parfois une tournure très dure, pouvant entrainer jusqu’à la mort d’un des antagonistes. Wang cimenta sa réputation en affrontant tous les adversaires qui se présentaient. Il devint si célèbre, qu’il fut considéré comme un des plus grands experts de  Xing Yi Quan et Ba gua zhang , au point d’acquérir le surnom d’« Invincible ». L’efficacité du Maître Wang Shujin est attestée par de nombreuses histoires: beaucoup de gens voulurent tester sescapacités à Taiwan et au Japon, qui toutes furent vaincues, demeurant à jamais impressionnées

A Taichung il fonda l’Institut des arts martiaux « Cheng Ming » où il diffusait son enseignement.  
A Taiwan, Wang Shujin a également rencontré Chen Pan Ling Pan, expert en arts martiaux,  qui avait étudié le Xing Yi Quan Li Cun Yi: Chen Pan Ling avait été directeur adjoint du Centre national des Arts Martiaux de Nanjing et lui aussi avait fui à Taiwan en tant que membre important du Parti Nationaliste ( Guomingtang ). Ils collaborèrent très étroitement pour refonder la tai chi selon les principes de la tradition, en prélevant, au sein de chacune des grandes écoles, Yang, Chen, Wu, Sun,  les meilleures séquences de chacune, les mixant avec des séquences de xing yi et de bagua, le tout fondé sur un incontournable substrat de nei gong.  Wang Shujin mourut dans l’île de Taiwan en 1981. Devenu légende, vénéré par toute la population de l’ile, un immense mausolée lui a été dédié sur une montagne dominant Taichung, où se rendent régulièrement en pèlerinage des centaines d’élèves internes  lors des cérémonies de bai shi, consacrant un pacte comportemental entre enseignant et enseignés.

Les arts martiaux internes pratiqués dans le système mis au point par Wang Shujin, ( Tai ji quan , Xing yi quan , Ba gua zhang ), ont beaucoup de traits communs entre eux. Ils sont tous basés sur la philosophie taoïste et l’utilisation du qi, qui est le terme utilisé dans la médecine traditionnelle chinoise pour décrire la force de vie. Les trois disciplines poussent le praticien à engager le corps et l’esprit. Il pourrait être défini comme des formes de méditation en mouvement, dont la pratique suivie nous permet de déboucher sur des compétences martiales. 
Le qi est d’une importance capitale pour les disciplines internes chinoises: il peut être défini comme l’énergie qui anime les formes de vie et est comparé à un fluide ou une électricité qui coule à travers le corps de ceux qui pratiquent.  Le contrôle et l’utilisation de cette énergie sont le point d’appui de chacun de ces trois disciplines qui visent principalement à renforcer l’ » interne « de ceux qui pratiquent; Is poussent l’introspection et la compréhension de la manière dont  l’esprit peut interagir avec les mouvements du corps par la respiration et le qi. Ces disciplines sont également très efficaces dans le combat, comme l’atteste l’histoire des arts martiaux chinois.

5- Les maitres actuels

A-Maitre Wang Fu lai

Naquit  en 1941 à Xian Nan Tou, Taiwan. Plus jeune de 15 ans que Maître Wang Shu Jin, ce dernier lui a transmis  tous les arts  ainsi que les principes de la pratique et du Zhan Zhuang Qigong (travail postural) ,avec  Taijiquan, Xingyiquan, Baguazhang et toutes les différentes et nombreuses formes des armes inhérentes à toutes ces disciplines. Wang Fu Lai se levait chaque matin vers trois heures et demi. Il commençait sa journée en courant pendant une heure, puis, suivait une demi heure de vélo, avant de commencer l’entrainement vers cinq heures. Après de nombreuses années de formation, Wang Fu lai a, à son tour, commencé à enseigner, puis, petit à petit, à remplacer son maître à Taiwan. 
Bien qu’étant d’une constitution fragile  il lui arrivait pourtant souvent de se battre avec des adversaires beaucoup plus grands que lui et de les vaincre, en mettant tout simplement en application les enseignements de Wang Shu Jin. A l’âge de 29 ans il accompagna son maitre au Japon et à Singapour. A cette occasion, il fut à même de découvrir les derniers secrets et enseignements Wang Shu Jin, qui décida de le désigner comme son successeur et chef de file mondial de l’Association des Arts Martiaux « Cheng Ming » qui est depuis devenu actif non seulement à Taiwan, mais aussi sur quatre continents.

B- Maîtresse Huang Su chun

Elle fut l’assistante, puis, la disciple du Grand Maître Wang Shujin, pour l’avoir  suivi depuis son  enfance et avoir pratiqué avec lui jusqu’à sa mort. Maitre Huang est instructrice à l’échelon mondial.  Elle est, au même titre que Maître Wang Fu Lai, la principale référence de Cheng Ming:  grâce à ses connaissances encyclopédiques, sa précision et une rigueur unique dans la pratique, humble et omniprésente, Maître Huang incarne pour CHENG MING EUROPE un modèle humain. Elle est également détentrice d’un niveau technique exceptionnel, très prisé par les instructeurs, les élèves et étudiants, niveau qui n’a d’égal que sa  sincérité, sa disponibilité, sa patience et  clarté dans ses explications. L’école internationale la considère parmi tous les Maîtres comme la  « Mère de l’Association  Cheng Ming».

6- Le responsable européen  –Paolo Magagnato

Né en 1961, détenteur d’un Master en sciences du sport , Paolo a commencé à pratiquer les arts martiaux en 1977 avec le karaté Shotokan y incluant le Kobudo d’Okinawa (armes traditionnelles) , 
En 1980, il rencontre Maitre Kenji Tokitsu dont l’éclectisme technique l’amène à aborder les dimensions internes liées au Qi gong , au Xing yi, au Yi quan et au Taikiken, dont il assimile très rapidement les principes, et surtout au tai chi chuan de Wang Shu Jin. Il devient ainsi  directeur technique pour l’Italie de cette école au milieu des années 1990,  au sein de laquelle il demeurera jusqu’en  jusqu’en 1998, sous le grade de cinquième dan. 

Tout au long de ces années, il eut l’occasion d’étudier le sabre japonais sous la direction de  Maitre Tetsuzan Kuroda et Qi gong avec la méthode du Dr Toshihiko Yayama. 
De 1989-à 1997, il suit une longue formation en Qi Gong avec le professeur Li Xiaoming de  l’Association de Qi Gong italienne (AIQIGO) , dont il est diplômé.
De 1990 à 1995 il aborde le Wing Chun avec Maître Nino Bernardo et suit le cours pour les instructeurs. En Juin 1999, il décide de quitter l’ école Maître Tokitsu. Il poursuit alors ses recherches de manière indépendante avec l’idée claire d’affirmer et synthétiser  les sources et les acquis du travail accompli au cours des années précédentes, dans le cadre des styles chinois internes, Taiji-Xingyi-Bagua, et leur synthèse, Yiquan-Da Cheng quan. À cet égard, en 2000, il rencontre  le M ° Guo Zhi Gui avec qui il continue d’approfondir la pratique de Da cheng quan (Yi quan).

En 2003 devient « élève direct » de Maître Wang Fu Lai et Maître Huang Su Chun de l’école Cheng Ming, .Lors de l’été 2009, il devient étudiant interne de l’école Cheng ming, et le grand maitre Wang fu lai lui demande de répandre l’enseignement de Wang shu jin en Europe. Directeur technique pour l’Europe il obtient les certifications internationales en Qi Gong, Tai Ji Quan, Xingyi Quan, Bagua Zhang.  A partir de 2013 , il  devient  membre du conseil «  Cheng Ming Association international » basée à Taiwan.  Paolo MAGAGNATO l a traduit des livres d’arts martiaux et écrit de nombreux articles pour des magazines spécialisés. En 2014, Il a obtenu une médaille d’or dans sa catégorie aux Championnats de Tui Shou de Chine.
Il est connu et apprécié pour ses recherches approfondies dans le domaine des habiletés motrices. 
En Italie, il travaille encore avec plusieurs experts dans divers domaines du mouvement humain. 
Le désir constant d’apprendre et d’évoluer, au fil des ans l’a amené à rencontrer de nombreux maîtres occidentaux et orientaux. Depuis 1987, il se rend régulièrement en Chine, au Japon et à Taiwan pour y approfondir ses connaissances. Il est, aujourd’hui , le seul Européen à avoir couvert le parcours de formation du système ZHONG NAN MEN PAI终南门派développé par le Grand Maître Wang Shu Jin, selon l’étude approfondie des trois principales disciplines internes chinoises TAI JI QUAN, Xingyi Quan, Bagua ZHANG.