Notes de stage sous la direction de Paolo MAGAGNATO, les 24 et 25 novembre 2012-
à ST Germain au Mont d’or
1-Participation.
2 –Thème du stage
3- Notes relatives aux exercices de Qi dong yang sheng
4- Notes et aide mémoire relatifs au Tai chi chuan des synthèses authentiques
5-Notes relatives au Xing yi chuan.
6-Notes relatives au Ba gua chuan
7- Réflexions personnelles.
8- Perspectives et collaboration.
1-Participants.
Ce stage, soigneusement préparé, annoncé longtemps à l’avance à nos adhérents, s’est déroulé dans la salle de danse de l’école maternelle de St Germain au Mont d’or, village « berceau » d’Atemi. Un cinquantaine de participants unanimement enthousiastes ont honoré de leur présence la venue de notre expert italien, se répartissant selon leur disponibilité, gré ou affinité, sur les quatre différentes sessions de trois heures proposées le samedi 24 et le dimanche 25 novembre 2012. Les sept enseignants d’Atemi ont très largement participé à ce stage, ainsi qu’un grand nombre d’élèves de deuxième, troisième, quatrième année et plus, issus d’Atemi, mais aussi des sections de la MJc de Neuville. Paolo, lui, est venu avec son épouse Marcia, ses assistants Sergio et Simona, et trois élèves, Angela, Martha et Veena, deux de mes compagnes de voyage à Taiwan cet été.
Les cours réguliers du samedi matin propres à Atemi ont été assurés malgré cet événement, dans notre petite salle, par les deux assistants de Paolo, Sergio et son épouse Simona, à 9h 30 pour les débutants, et à 11h pour les secondes années. Certains de mes élèves ayant choisi de ne pas participer à une des sessions de ce stage ont ainsi tout de même pu travailler sous la direction de nos amis italiens, et faire ainsi connaissance avec l’école Cheng Ming, dont nous nous inspirons. Pendant ce temps là, Paolo Magagnato dirigeait, salle de danse, les sept enseignants plus ceux des élèves dont cinq jeunes formés au club, ayant choisi cette session, pour un travail sur le thème du Xing yi chuan.
Je tiens à souligner, en matière de participation, l’aide précieuse apportée par trois de mes proches élèves, qui ont bien voulu contribuer à l’organisation en accueillant chez eux une des participantes italiennes, ce qui m’a permis de ne pas « stocker », comme lors des stages précédents tout ce petit monde chez moi. Il convient également de souligner la gentillesse et la disponibilité de ceux qui ont bien voulu tourner le film de Bagua mettant en scène Paolo, en fin de stage, mettant à disposition leur matériel. Je remercie également ceux qui ont bien voulu raccompagner les italiens à l’aéroport le dimanche, ainsi que tous ceux ayant contribué au nettoyage de la salle, et rangement du matériel ludique et scolaire, qu’il semble d’ailleurs que nous n’avons pas repositionné correctement.
Si ce stage a été un franc succès, nous pouvons toutefois regretter deux choses : Tout d’abord, seuls quelques débutants se sont sentis concernés par cet événement, que nous avions pourtant présenté comme un des temps fort de la saison. IL est important que les débutants prennent conscience du fait que notre pratique ,basée sur les difficiles principes du travail interne, nécessite une constance et un présence minimum, accessible de par l’organisation de notre association, qui offre forfaitairement autant de cours de toutes les disciplines que chacun le souhaite ce afin d’avoir le moins d’excuses possibles pour ne pas rattraper , en cas d’absence au cours hebdomadaire . Un seul cours par semaine constitue un « minimum syndical », qui permet de progresser, certes, mais si lentement qu’il est bien possible que la lassitude, gangrène de toute activité, ne s’installe avant d’en ressentir les effets recherchés. De plus, Atemi offre, lors de ces sessions d’experts, la possibilité, pour une somme dérisoire (35 €) de repousser l’horizon conféré par le niveau des enseignants, lequel fait office de référence .Il est donc regrettable que cet événement ait été carrément occulté par beaucoup, n’ayant pas même répondu aux annonces. Une association nécessite un minimum d’échanges « sociaux », de dialogue, de communication, ce que nous nous efforçons d’entretenir : nous souhaitons toutefois que cette communication tourne dans les deux sens, et que nos adhérents ne viennent pas égoïstement à leur petite séance sans chercher à connaitre les autres, leur vécu , à partager des sensations, des expériences ou des parcours .Un tel événement me semble donc être l’affaire de tous, ne serait ce qu’avec un petit mot de réponse, même pour ceux ce jour là accaparés par de respectable priorités personnelles .
Ensuite, nous constatons qu’aucune participation extérieure n’a cette fois ci été enregistrée, malgré mes efforts avec les annonces sur notre site, des entrefilets dans le Progrès, et une inscription sur un site spécialisé en annonces de stages d’arts martiaux, « Masterfight » IL me semble évident que les adeptes du tai chi demeurent au sein de leur chapelle, ce que je peux parfaitement admettre, n’ayant moi-même plus aucune envie d’aller me fourvoyer à enregistrer une autre forme d’école que celle que j’essaie d’améliorer depuis 1986. Je suppose que la crise a arrêté les personnes extérieures, comme certains débutants, sans doute. Je demeure toutefois intéressé pour avoir l’opinion de mes anciens, relatives à des pistes d’ouverture sur l’extérieur.
2 -Thème du stage. Comme lors des précédentes manifestations, ce stage a pour thème la découverte, l’apprentissage, et pour certains, le perfectionnement des forme des trois arts martiaux internes traditionnels chinois, soit le tai chi chuan, le xing yi chuan, et le bagua chuan ; ces trois disciplines sont constituées de formes divers (enchainement, kata, taolu ), sous tendu par le travail du nei gong (qiqong interne). Il est décidé avec Paolo, lors de stage, que la cinquième section du tai chi serait abordée pour les anciens, ainsi que les cinq éléments du Xing yi, et pour tous, l’exercice introductif du bagua, ou Ba mu Zhang , ainsi que la première partie du tai chi pour les moins anciens .
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Notes de stages, et carnets de voyage à Taiwan, été 2012
Jean Claude GUILLOT a passé cet été 10 jours en stage avec Maître Wang Fu Lai et Maîtresse Wang Shu Shun,
il en a fait un compte rendu.
Ceux d'entre vous qui souhaitent en prendre connaissance sont invités à en faire la demande:
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ou 04 78 91 45 50
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Notes de stage de Da Cheng chuan à Calam. Par Jean Claude Guillot, 6 au 21 juillet 2012.
1- Participants et localisation du stage.
2- Thème et objectif de ce stage.
3- Déroulement du stage.
4- Notes relatives aux exercices abordés.
5- Réflexions personnelles relatives à ce stage.
1-Les participants, et la localisation du stage.
a-participants
Michèle et Christian Ribert, en tant qu’enseignants sur place.
Matthieu Le Moal, professeur diplômé d’état d’arts martiaux, élève avancé.
Jean claude Richard, doyen, enseignant en qi gong, adepte solitaire avancé.
Aurelien Garcia, adepte solitaire avancé.
Lionel ZIngaretti, enseignant en qiqong, adepte solitaire avancé.
Franck Bouthegourd, professeur d’Aïkido, élève avancé.
Marie Claire, professeur de yoga.
Noelle Renaud, élève d’Atemi Mont d’or.
Yves Montezin, adepte solitaire, moniteur de sport.
Jean claude Guillot, enseignant en arts martiaux chinois,
Cinq autres élèves, dont je regrette de ne pas avoir noté les coordonnées.
Nos guides Ribert ont cette fois ci choisi de rassembler non plus le groupe d’anciens habituels, mais un ensemble de passionnés de niveaux divers, tous adaptes d’une discipline énergétique ou martiale, issus des quatre coins de France.
b Localisation du stage -
Le stage, ou plutôt les stages, puisque celui-ci fut précédé par une session de qi qong yang sheng avec de nombreux participants communs aux deux sessions, se déroule non plus en notre si cher centre Calam, mais dans un centre voisin, le Centre du Croizet, spécialisé dans l’accueil de sessions de ce type, davantage orienté vers les groupes de méditation Zen. Nous voici donc dans un endroit totalement isolé, encore plus que ne l’est Calam, endroit que bon nombre d’entre nous, dont moi, éprouverons une certaine peine, pour ne pas dire une peine certaine à trouver. L’endroit est solennel, perdu dans la campagne, en plein milieu de nulle part, entre deux villages de l’Auvergne profonde, si calmes, semble t-il si déserts que seuls des chats errants croisés dans leurs rues auraient pu me renseigner sur ce fameux centre, dont ils n’avaient manifestement jamais « croisé » la route !! Nous voici installés dans une immense bâtisse rurale en pierre de taille, divisée en réfectoire, en chambres dans une aile particulière, collectives ou individuelles dans une autre , un immense dojo en étage d’au moins deux cent mètres carrés, superbement aménagé pour la méditation, offrant quelque soit l’activité concernée, un espace beaucoup plus confortable que le pourtant mythique mais minuscule dojo de Calam . Le confort y est spartiate, mais somme toute suffisant et satisfaisant …mais je regrette un peu la chaleur et la convivialité de la demeure de Michèle et Christian, lieu investi semble t-il par des adeptes permanents de la méditation avec qui ils font retraite de longue durée. Les repas sont tour à tour préparés ;par Michèle , puis Christian… le jour de l’une semble béni par les participants, les bonnes volontés cuisinières spontanées se multipliant le jour ou Christian tente d’officier ; un tour de corvée est planifiée dès le début du stage pour le ménage, la vaisselle , mais aussi pour l’entretien des toilettes, qui ont ceci de particulier que ceux situés dans un bâtiment ne doivent recevoir aucun papier, même estampillé, que ceux situé dans l’aile des chambres individuelles, glaciaux , sont conçus pour fonctionner avec la sciure écologique de bois ….Les candidats pour l’entretien ne se bousculent pas , cette corvée ne semblant entrer ni dans les papiers des uns, ni dans le futur du recyclage des autres , ni surtout trôner au zénith de leurs préférence !! Un immense champ s’ouvre devant la bâtisse, offrant de multiples endroits pour s’isoler, lire, méditer ou téléphoner, pour les indécrottables addictifs à l’électronique. J’ai personnellement regretté l’ambiance feutrée et intime du Centre Calam, la proximité et la communion conférée par un groupe restreint d’habitués. Nos guides sont toujours tels qu’on les aime ; mais j’ai toutefois eu la sensation de partager ces journées avec deux joyaux regrettablement extraits de leur écrin qui leur est consubstantiel …la chaleur humaine rendue plus proche grâce à un espace plus restreint , tant autour de la table et la petite cuisine , que dans le dojo, le sourire rayonnant et communicatif de Michèle toute à ses élèves inondant les moindres recoins de cet endroit unique, les propos « humoristicaustiques « de Christian tentant d’édulcorer son immense rigueur de fond se perdent un peu dans l’immensité surprise du lieu de pratique..Leur absence le matin lors de la séance de méditation debout génèrent un manque dans la motivation de certains …Manies d’assisté ? Résistance au changement ?... incapacité d’évolution avec les contingences du fil du temps qui passe, mais ne ravaude pas forcément les plaies et l’usure de l’habitude, ou la notion de prise en charge?
3-Déroulement du stage
Pratique chaque matin de 6 à 7 heures de la posture sur deux appuis.
Pratique de 9 à 11 heures ou 11 heures trente, de techniques martiales diverses, précédées par 30 minutes, au moins de posture sur un appui
Pratique de 15 heures à 17 h 30, identique à celle du matin
Pratique, de 18 à 19 heures, pour ceux qui le désirent, de la méditation assise, dans une autre salle en étage, spécialement réservée à cet effet.
Les plages de temps intermédiaires sont réservées aux travaux d’intérêt collectif, au repos individuel, à la lecture, aux notes, ou aux échanges entre stagiaires, ou avec nos guides.
4-Notes relatives aux techniques abordées
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Les notes de stage avec Me Wang fu lai , de l'école Cheng Ming , mai 2012, Milan sont à dispostion sur demande : 04.78.91.45.50 ou
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Compte rendu du stage de printemps des 21 et 22 AVRIL 2012 animé par Paolo MAGAGNATO
Ces notes sont envoyées à la demande : par courriel
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ou tél: 04.78.91.45.50 |
Les notes du stage de février 2012 animé par Christian RIBERT sont disponibles sur demande: 04.78.91.45.50 ou
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Notes de stage avec Paolo MAGAGNATO -Novembre 2011
1- Participants.
Environ 40 participants, essentiellement issus des diverses sections d’Atemi, de la Mjc de Neuville, ou de l’association des familles de St Genis. La majorité des élèves ne participera qu’à une demi-journée sur les trois proposées, les enseignants et quelques anciens d’Atemi ayant quasiment tous suivi la totalité du stage. La salle Maryse Bastié de St Germain étant suffisamment vaste, il nous ainsi été possible de conduire et maintenir plusieurs ateliers parallèles de niveaux lors des trois sessions, entre le samedi et le dimanche.
2- Objectif de ce stage.
Nous sollicitons auprès de Paolo une revue détaillée du tai chi jusqu’à la quatrième section incluse, soit les deux premières parties. Lui souhaite nous faire réviser les cinq éléments du Xing yi chuan (wu xing chuan) , ce que nous n’aurons pas le temps de faire . Lui nous propose comme objectif commun, à tous, de préparer l’examen du premier niveau de l’école Cheng Ming
3- L’échauffement.
Paolo nous surprend agréablement, en nous proposant un échauffement doux, axé sur le travail spirale et la sollicitation globale du corps , s’inspirant largement du travail des cinq animaux du Dr Yayama, mais selon des variantes, des déclinaisons personnelles complétées, voire améliorées, qui s’avèrent fort intéressantes, car nous préparant mieux, semble t-il, au travail de profondeur du tai chi, que ne le fait l’échauffement traditionnel plutôt gymnique et saccadé à mon gout, de l’école Cheng Ming
4-Le travail de Qi- gong.
Paolo insiste sur les cinq postures du travail de Zhang zhuan ( en japonais, ritsu zen) , sur place ou en déplacement, en corrélation avec les cinq organes et les cinq émotions correspondantes (cœur –passion, foie –colère, rate et estomac –mélancolie, reins-peur, et poumons-chagrin) Il nous recommande ainsi pour que nous pratiquions régulièrement ces postures en statique, à notre gré, selon des plages plus ou moins longues , susceptibles de nous permettre de varier d’ avec celles abordées lors de nos exercices de Da Cheng Chuan, selon des postures de bras plus enveloppantes. Il nous recommande de les pratiquer également en déplacement attentif, (mu ca bu simple) IL nous enseigne une manière de tourner qui sollicite une rotation sur lui même du pied avant, pour se retrouver dans l’autre sens, tout en conservant soigneusement sa construction verticale et détendue. Ce travail s’avère formateur pour le Xing yi chuan, autant que pour le Tai chi, dans la mesure où il nous permet de cultiver détente, verticalité et disponibilité, selon diverses sensibilités de hauteur et de tenue de bras, selon leur influence respective sur les méridiens et les organes correspondants.
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Notes de stage avec Christian Ribert Samedi 15 et dimanche 16 octobre 2011 à Neuville
Qi- gong Yang sheng , ou « nourrir la vie »
Que cherchons nous en développant une telle pratique ?
Pourquoi venons-nous nous inscrire dans ce type de stage ? Que manque t-il à nos existences pour que nous entreprenions la démarche consistant à tenter de découvrir ce bonheur intérieur , dont nous ressentons la présence latente, mais que nos modes de vie ultras rapides ne nous permettent pas de développer ; nous savons insidieusement, que tout réside en fait ,dans la connaissance intérieure, interne, implicite de soi même, et ce qu’elle soit le but que nous ayons en fréquentant ces pratiques, but de bien être, d’accomplissement spirituel , ou but martial, le second dépendant étroitement du premier.
Quels ont les types d’outils qui nous permettent de découvrir, apprendre, puis maitriser cette pratique ?
1-Les mouvements gymniques plutôt dynamiques. (Technique complémentaires au yang sheng)
Ils ont pour objectif, acquérir et ou entretenir la souplesse articulaire et musculaire garantissant un équilibre à long terme du corps, selon une indiscutable répercussion sur l’esprit, donc sur le comportement et la performance améliorée dans tous les actes de notre vie :
Grue, sur les 3 plans de l’espace, sur place, sur un pas avant arrière, ou en circulant Aigle, pied parallèles, ou une jambe, puis l’autre avancée Tortue, idem Dragon, en sollicitant successivement les points de la ligne de centre Ours, selon ses trois élément composites, et sa synthèse, seul ou par deux.
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Notes de stage – Da Cheng chuan, Centre Calam, St Priest des Champ, Auvergne.2 au 6 aout 2011.
Participants
Sebastien Vaudon, adepte en Da Cheng chuan .
Matthieu Le moal, enseignant en arts martiaux , adepte en Da Cheng chuan.
Aurelien Garcia, adepte en Da Cheng chuan.
Franck Bouthegourd, enseignant en Aikido, adepte en Da Cheng chuan.
Yves Montezin, enseignant en culture physique , adepte en Da Cheng chuan
Jean- claude Guillot, enseignant en arts martiaux chinois, adepte en Da Cheng Chuan.
Stage sous la direction technique de Michèle et Christian Ribert, enseignants diplômés d’état, experts en Qi qong Yang Sheng, et en Da Chen chuan. Christian et Michèle, co-fondateurs, animateurs chercheurs et résident au Centre artistique littéraire des arts martiaux (Calam), sont les élèves directs de Maitre Wang Xuan Jie , qu’ils ont régulièrement côtoyé de 1990 à 2000 , selon une dizaine de voyages en Chine, ou ils ont reçu, à chaque fois pendant au moins un mois, à raison de nombreuse heures de pratique quotidienne l’enseignement et la transmission authentique du Maitre, lui même disciple du fondateur, Wang Xiang Zhai . Leur compétence s’est ensuite forgée grâce à un travail personnel quotidien , sans concession et sans relâche . Ils s’efforcent , lors de leur propre transmission, de se positionner en tant que partenaires d’entraînement auprès des différents stagiaires , quelque soit leur niveau . Ils mettent un point d’honneur à ne transmettre que la seule trame authentique de ce qui leur a été transmis, sans interprétations personnelles ou déviances adaptatives. Ils demeurent ainsi volontairement dans le strict sillage d’une tradition également empreinte de la personnalité culturelle comportementale de leur Maitre . Leur transmission s’avère , sous l’angle de la forme, (par exemple des postures (zhuan ) , des déplacements (bu) ou des essais de force, (shi li) même des pousses mains, ( tui shou)) ,parfois différentes de celle pratiquées et prodiguées par les Maitres chinois contemporains de haut niveau . Selon eux, le fond, l’objectif, la quête demeurent toutefois le même.
Dimanche 01 aout ,18 h, réunion de concertation et de présentation dans leur petits dojo (40 m2) , en présence de tous les participants. L’objectif du stage est simple : compte tenu du fait qu’ils estiment avoir à faire à un groupe d’adeptes empreints d’une certaine expérience, en tout cas de pratiques diverses affirmées, ils nous convient , pendant l’entièreté de ce stage, à un travail intensif sur l’étude des cinq éléments, qui constituent, avec les essais de force, la série technique des cinq animaux et des diverses paumes issus du Pa kua chuan, un des incontournables du Da Cheng chuan. Christian et Michèle nous annoncent qu’ils désirent, par le biais de ce stage, nous livrer progressivement, mais globalement, sans rien omettre, la totalité de leur savoir en ma matière, nous propulsant ainsi dans les traces affirmées d’un travail personnel ultérieur, indispensable pour forger esprit et corps, afin d’intégrer avec le temps , la trame du fil de soie interne propre à chacune des cinq techniques .
Les chinois estiment que l’on devient ce que l’on pense, par extension, ce à quoi on pense ; ainsi, un adepte capable de s’imprégner mentalement, voire comportementalement d’une intention (yi) propre à le remplir de la certitude que la technique explosive dont il va se servir , revêt corporellement les propriétés de celui des éléments auquel il pense intensément. Le métal confère au bras ou à celle des parties du corps qui frappent, une sensation de dureté coupante, comme celle d’une lame bien trempée ; le bois, selon le principe de la lance qui pénètre en estoc, donne la sensation à l’adversaire d’être transpercé ; l’eau semble venir se grouper au bout de l’extrémité qui frappe, selon une force à la fois dense , souple et mobile ; le feu est une frappe explosive et violente qui s’éteint aussi vite qu’elle a été allumée ; la terre, elle, déracine et balaie l’adversaire. Tout n’est concevable, je le répète, que dans la mesure ou l’état d’esprit et le corps ne font plus qu’un, selon un contexte ou la notion de survie, ou notre intégrité physique, voire notre pronostic vital, ou celui de nos proches seraient en jeu ; la dimension du combat sportif est donc exclue de ce type de débat, de recherche, et de conception de travail.
Le stage est programmé pour durer cinq jours, soit l’étude approfondie d’un élément par jour.
Le lundi sera ainsi consacré à l’élément « métal ».
Le mardi à l’élément « bois ».
Le mercredi à l’élément « eau », selon une particularité horaire qui nous amènera à travailler plus tôt le matin .
Le jeudi à l’élément « feu ».
Le vendredi à l’élément « terre ».
Chaque journée sera composée de trois entrainements ; le premier, chaque matin, de 6 à 7 h, selon une heure complète de posture sur deux appuis, dans le dojo et le silence le plus complet ; la deuxième session se déroulera de 10 à 12 h 30, dans le jardin, ou une aire spéciale d’entrainement a été judicieusement aménagée ; la troisième, de 16 à 18 h, la journée se terminant dans le dojo, selon une demi-heure de méditation assise . CR et MR nous expliquent également que chaque journée sera construite autour de l’étude d’une phrase ou d’une citation traduite extraite d’un ouvrage du fondateur ( Wang xiang Zhai) , ( traduit si j’ai bien compris avec l’aide de notre ami Emmanuel Agletiner) , dont nous nous servirons pour approfondir et illustrer notre travail ,en tout cas tenter de lui conférer , également, une dimension intellectuelle . Enfin, ils nous font part de leur désir de mettre en application par deux l’ensemble de ces cinq techniques, selon des ateliers expérimentaux, à propos desquels ils nous invitent d’ailleurs à réfléchir sur leur bien fondé, voire sur l’éventualité d’en concocter d’autres de notre cru , afin de rendre notre recherche un plus concrète, mais sans pour autant que cela ne devienne le but ultime de notre pratique, de crainte des fameuses déviances vers des sessions de combat libre , au cours des quelles nous savons que la finesse technique et énergétiques péniblement entrevue lors des pratiques de base , s’évaporent dans l’élan brouillon de nos orgueils respectifs, par trop linéaires et tendus..
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Notes de stage avec Maitre Guo Gui zhi Lyon croix rousse, du 02 et 03 avril 2011
Participants :
Une quarantaine environ, réparties sur les quatre demi- journées de 2 h 30 chacune, dont deux membre du dojo Atemi m’accompagnant ; de nombreux enseignants d’arts martiaux divers de tous âges, issus de la région, ainsi que de celle de Marseille, de Suisse, et d’autres régions avoisinantes peuplent ce stage.
Détail sur demande à l'adresse suivabte :
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